Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Prier    >    Méditations pour le temps de Carême    >    Méditation pour le quatrième dimanche de Carême 2016 (6 mars)
Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
Actualités de l'ACAT
Samedi 10 décembre 2016 : Célébration œcuménique et rencontre-débatpour la journée des Droits de l’homme à Bruxelles

L’ACAT vous invite à célébrer la journée internationale des Droits de l’homme en l’église orthodoxe de la Sainte-Trinité et des Saints-Côme et Damien (Rue Paul Spaak 26, 1050 Bruxelles), le samedi 10 décembre 2016 de 18h à 20h.

La célébration sera suivie d’une rencontre-débat sur le thème "Droits de l’homme et privation de liberté en Belgique : respectons-nous la dignité humaine ?"

Nous espérons vous y retrouver nombreux !

La Belgique manque une occasion de ratifier le Protocole contre la Torture !

A l’occasion que l’examen par la Commission justice du parlement examinera le projet de Loi Pot-Pourri IV Le 29 novembre, l’ACAT s’associe à plusieurs autres organisations de la société civile pour dénoncer l’absence d’attention à la torture dans les discussions pour réformer le système judiciaire de notre pays.

Biram Dah Abeid : 2 RV (16 et 17 Novembre 2016)
Conférence le 30 novembre à Bruxelles : Vers l’abolition de la peine de mort aux Etats-Unis ? Le témoignage de Rais Bhuiyan

L’ACAT et Amnesty International s’associent à Sant’Egidio pour l’organisation cette conférence autour d’un témoignage exceptionnel, le mercredi 30 novembre à 19h à la Chapelle de la Résurrection (attention : Rais Bhuiyan s’exprimera en anglais et l’interprétation sera disponible pour un nombre de personnes très limité).

Novembre 2016 : actions et prière en faveur des détenus de Belgique

L’ACAT soutient les initiatives développées ce mois-ci concernant sur la situation dramatique des prisonniers en Belgique et vous invite vous invite à les rejoindre l’action et la prière.

Sur notre page Facebook
Méditation pour le quatrième dimanche de Carême 2016 (6 mars)

Josué 5/10-12 ; 2 Corinthiens 5/17-21 ; Luc 15/ 1-3, 11-32

« Tout vient de Dieu qui nous a réconciliés avec lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation »
(2 Cor. 5/18)

Au centre du texte que nous venons de lire, il y a un mot, une responsabilité, un cadeau, et c’est la réconciliation ! En grec « katallagé », ce qui signifie : « vivre autrement » ! C’est un mot rare dans le Nouveau Testament, qui n’apparaît que 4 fois dans les lettres de Paul... Et comme tout ce qui est rare, ce mot est d’autant plus précieux.
Ce que dit Paul, il faut bien l’entendre, c’est que : « Dieu nous a réconcilié avec lui par le Christ ». Autrement dit, avant d’être une tâche à accomplir ou une obligation, c’est d’abord et surtout un don de Dieu. Nous avons reçu la réconciliation et nous avons donc reçu la possibilité de « vivre autrement » !
Comprenons que l’Evangile ne vient pas peser sur nos épaules, ou sur nos consciences, comme une loi supplémentaire qu’on serait incapables de mettre en pratique. Car qui parmi nous a réellement la capacité de pardonner, d’en faire son pain quotidien, d’en être nourri et renouvelé ?
L’Evangile que nous recevons aujourd’hui contient la promesse, la Bonne nouvelle que ce don nous a déjà été fait, que nous en disposons pleinement et donc que nous pouvons vivre d’une autre manière dès à présent. Mais vivre « autrement », qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
Eh bien, comme le père du fils retrouvé l’accueille avec amour (Luc 15/11-32), c’est faire un geste, c’est avoir une attitude ou des paroles qui sont à contre-courant de ce qui se fait habituellement. C’est agir à l’opposé d’une réaction négative que l’on jugerait normale ou légitime.
« Vivre autrement », c’est en quelque sorte une forme de désobéissance....et de refus par rapport au besoin de vengeance qui en tapi en nous. C’est une désobéissance par rapport à l’envie brutale et spontanée de régler ses comptes. C’est refuser cette violence surgie du fond de nous-mêmes.
« Etre réconcilié », avec Dieu et avec les autres, c’est ne plus être contraint d’obéir à la part blessée de nous-mêmes, mais puiser ses sentiments dans la meilleure part de nous-mêmes. C’est renoncer à la prétention d’avoir toujours raison et de vouloir le prouver, y compris par différentes formes d’agressivité. C’est se laisser bouleverser par le Christ qui nous montre qu’on peut réagir différemment, sans se laisser entraîner par notre seule impulsivité. Vivre avec Christ de et dans la réconciliation, c’est être capable de liberté à l’égard de nous-mêmes, et de liberté dans l’amour.
Prions :
O Dieu, nous te rendons grâce pour l’ensemble de la famille humaine ;
Pour ceux qui professent d’autres religions ou qui n’en professent aucune, et en particulier pour ceux qui sont nos amis et voisins ;
Pour l’extrême diversité des expériences humaines et pour les dons que nous nous apportons mutuellement quand nous nous rencontrons dans un esprit d’accueil et d’amour ;
Pour le dialogue dans la communauté, et pour l’enrichissement mutuel et la meilleure compréhension qui en découlent ;
Pour les mouvements qui établissent et soutiennent les droits des personnes de toutes convictions religieuses Et nous te prions aussi...
Pour que les êtres humains, quelle que soit leur religion, puissent être libres d’affirmer leurs convictions avec intégrité et s’écoutent les uns les autres avec humilité ;
Pour que l’Eglise accomplisse un ministère de réconciliation dans un monde divisé par la suspicion et l’incompréhension, et qu’elle exerce une action réparatrice là où l’intolérance religieuse divise la communauté humaine ;
Pour que l’Eglise témoigne avec amour et vérité de Celui qu’elle appelle Seigneur ;
En son nom, nous t’en prions. Amen
(in : Jésus-Christ, vie du monde, C.O.E., 1983)

  Imprimer